
Authentique, même sous la critique
Depuis longtemps, j’observe combien il peut être difficile de rester soi-même en relation. Que ce soit dans un contexte intime, social, familial ou professionnel, beaucoup ressentent la peur d’être jugé ou critiqué. Alors, on retient nos élans, on filtre nos paroles, on se fait petit, parfois sans même s’en rendre compte. Et, à force, un sentiment s’installe : celui de ne pas pouvoir exister pleinement.Cette peur de déplaire ou d’être mal perçu nous pousse à éteindre notre spontanéité. On donne le pouvoir à l’extérieur de nous définir. Résultat : chaque interaction devient une source de stress.
Mais alors… comment rester authentique même lorsqu’on risque d’être critiqué ?
Première étape : Observer où le stress s’installe
situations ce stress émerge. Avec qui ai-je peur de me montrer tel·le que je suis ? Quel type de relation me met dans l’inconfort ?
Par exemple : vous devez faire une présentation devant une vingtaine de collègues. C’est intimidant, et une peur monte — celle d’être jugé, mal perçu, comparé, déplaire. En vous arrêtant un moment, en respirant, vous pouvez vous demander :
« De qui ai-je vraiment peur d’être jugé·e ? »
Souvent, une réponse très précise émerge : « En fait, c’est surtout la présence de mon patron qui me stresse… »
Et là, une autre prise de conscience se fait : « Je suis en confiance avec plusieurs collègues. Ce lien me rassure. »
Cette clarification change tout. Une fois que vous avez identifié l’origine du stress, vous pouvez comme deuxième étape vous poser cette question :
« Quel serait mon besoin vis-à-vis de cette personne pour me sentir plus libre et confiant·e dans cette situation ? »
Peut-être que vous auriez besoin de valider votre contenu avec elle à l’avance. Ou d’entendre quelques mots de soutien avant votre prise de parole. Quelle que soit la réponse, ne la jugez pas. Accueillez-la comme un guide. Ensuite, prenez soin de ce besoin — en lien avec la personne concernée, si possible.
Vous verrez : plus vous prendrez soin de vous, plus le stress se dissipera et vous retrouverez votre liberté d’être.
Oser être vulnérable
Un autre exemple : vous traversez un moment difficile et vous êtes invité·e à une soirée entre ami·es. Vous vous dites que ça pourrait vous changer les idées… mais au fond, quelque chose vous retient.
Vous redoutez les regards, les jugements, les commentaires. Vous savez que vous allez devoir parler de votre arrêt de travail, et ces ami·es vous ont toujours vu·e comme une personne forte, toujours présente pour les autres. Vous craignez que leur admiration change.
Vous pensez à décliner l’invitation… ou à y aller sans rien dire. Mais rien ne vous apaise vraiment. Cela ne fait que nourrir la honte, et la vulnérabilité grandit.
Comment rester authentique dans ce cas ?
Encore une fois, il faut s’arrêter et écouter minutieusement. Prendre un moment pour accueillir ce qui se vit en soi. Puis, se demander :
« Qu’est-ce qui me ferait du bien dans ces relations ? »
Peut-être avez-vous besoin d’être rassuré·e. D’être entendu·e. D’être aimé·e même dans votre fragilité.
Une fois ce besoin reconnu, vous pouvez choisir — avec courage — de le partager. Vous verrez, vous serez fier.ère de vous et recevrez certainement une dose d’amour!
Et là encore, une vérité importante : la peur du jugement des autres reflète souvent les jugements que nous portons sur nous-mêmes. Les ami.es, les vrais, sont là pour prendre soin de nous.
Et si je suis réellement critiqué·e ?
Bonne question !
J’ai envie de vous partager une expérience personnelle, qui m’a fait grandir.
Depuis quelques années, j’ose davantage m’exprimer en ligne. Chaque fois que je publie, je reçois de magnifiques messages sur les impacts positifs de mes partages. Cela me touche profondément, et me rappelle pourquoi je fais tout cela :
- Rassembler, transmettre,
- Accompagner vers plus de liberté,
- Encourager à réaliser ses rêves.
Mais s’exposer, c’est aussi s’ouvrir à la critique. Je le sais. Et pourtant, quand cela arrive… ça fait mal quand même !
Il y a quelques semaines, j’ai publié une vidéo tournée au Pérou, LIVE, après avoir franchi un col à 4 750 mètres d’altitude. L’ascension avait été intense, et ma joie l’était encore plus. C’était un moment authentique, vrai, rempli de gratitude.
Partager cette joie, pour moi, c’est essentiel. Parce que la joie, c’est contagieux. Elle inspire, elle élève.
Mais j’ai reçu deux commentaires désagréables.
Je ne vous cacherai pas que ça m’a fait un choc. Mon cœur a fait deux tours.
Ma confiance n’a pas été ébranlée, mais je me suis surprise à tomber dans un piège plus subtil : l’autojustification préventive.
L’autojustification: un auto-sabotage discret
Jacques Salomé, dans sa conférence Comment renoncer à nos auto-sabotages, parle de ces mécanismes que l’on met en place contre soi-même. Et l’un des plus courants, c’est ce réflexe de se justifier notre point de vue, comme pour nous défendre d’une attaque et exprimer ce que nous n’avons pas pu dire. On entre dans dialogue intérieur (ou extérieur), parfois même en présence d’autres personnes, pour chercher à prouver qu’on a raison.
Dans cet argumentaire sans fin nous tentons de prouver que nous avons raison, que l’autre a tort , on veut convaincre, expliquer., défendre. Mais cela nous stress, nous épuise. Et surtout… ça nous coupe de notre liberté, alimente un sentiment d’injustice et de colère.
C’est exactement ce que j’ai ressenti. Je me suis surprise à chercher mes mots pour répondre, pour « remettre à leur place » ces personnes. Puis, je me suis arrêtée :
« À quoi ça me sert, Marie-Daniel ? »
À rien.
Je me suis dit : « Stop, ça suffit! »
Alors j’ai choisi de revenir à mes intentions :
- Transmettre des messages de joie, de paix et d’amour
- Encourager à des relations plus vraies
- Honorer l’authenticité
- Motiver a réaliser ses objectifs
- Et jouer dans ma propre équipe
En revenant à cela, le petit saboteur en moi s’est calmé. J’ai retrouvé mon pouvoir. J’ai même ressenti de la compassion pour ces personnes. Alors, je leur ai envoyé de l’amour… et j’ai supprimé leurs commentaires 😉
L’autojustification: un auto-sabotage discret
Avez-vous déjà ressenti cette peur d’être jugé·e ou de déplaire ?
Vous êtes-vous déjà retenu·e d’être vous-même pour éviter la critique ?
Si vous souhaitez gagner en liberté intérieure, diminuer le stress lié au regard des autres et vous reconnecter à votre essence profonde, je vous invite à ma prochaine retraite au Spa Eastman :
Diminuer le stress par la pleine conscience
Du 4 au 7 décembre 2025
Nous prendrons le temps de ralentir, d’écouter, de reconnecter à cette boussole intérieure qui sait exactement comment honorer notre authenticité.
Au plaisir de vous lire, vous revoir ou vous rencontrer.
Chaleureusement 🤍
Marie-Daniel Lussier
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Marie-Daniel Lussier
Thérapeute en relation d’aide® par l’ANDC®
Autrice et conférencière
Ambassadrice de l’amour de soi et du courage d’être authentique